29/05/2010

Sainte Aline

L’héroïne serre sur sa poitrine son avant-bras droit au poing fermé, tranché au coude.  Il s’agit bien de Sainte-Alène, fille de Levoldus (ou Léopold), seigneur de Dilbeek. La fresque représente le père en chevalier, l’épée à la main, ayant à ses pieds la hache et le billot du martyre de sa fille, ainsi qu’un lion, attribut dû à son prénom (Leeuw-old). [1]                         

Alors : a-t-elle eu le bras arraché par les soldats de son père ou le bras proprement tranché sur un billot comme le suggère la fresque de Saint-Guidon ? Cette dernière hypothèse semble peu crédible, car il ressort clairement des différentes versions de la Légende que le bras fut arraché violemment, certes, mais accidentellement, et non en exécution d’un jugement tel que ce fut le cas pour beaucoup de Vierges et Martyres du début du christianisme. Mais le sort de ces  illustres Saintes a peut-être influencé le peintre ?



[1] Paul de saint-Hilaire, Bruxelles, mille ans de mystère, Rossel, 1978