30/05/2010

Sainte Aline

L’église Saint-Denis et la chapelle Sainte-Alène de nos jours

 

La légende en tableaux.

Comme son nom l’indique, une vaste forêt s’étendait aux environs de Forest lorsque Saint-Amand vient y fonder un ermitage dédié à Saint-Denis. A l’image de Saint-Denis, décapité, portant sa tête mitrée dans ses mains, Sainte-Alène apparait dans la symbolique portant son bras coupé ou arraché. Curieusement, les prélats portant leur chef sont souvent associés à la présence d’un site mégalithique (Paris, Chartres, Tournai, etc.).

La légende de Sainte Alène est retracée dans sa chapelle de Forest à travers 7 tableaux muraux et deux tableaux peints sur bois, l’un reprenant la légende en 10 scènes et l’autre en 12 scènes, qui date de 1527.

Une querelle de reliques agita les fidèles à la fin du XVIe siècle. Les Bénédictines de l’Abbaye de Forest, dont l’Eglise Saint-Denis était la propriété, défendirent  l’exclusivité de la détention des reliques de la sainte, contre les habitants de Dilbeek qui prétendaient détenir dans leur paroisse les restes de la sainte. Leur Abbesse eut gain de cause et obtint en 1601 l’excommunication des Dilbéquois qui persistaient à affirmer détenir les reliques de Sainte-Alène.

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