30/05/2010

Sainte Aline

Parmi d’autres similitudes avec des légendes attribuées à Saint Guidon, signalons la mésaventure qui arriva à ce jeune homme insolent:

« Un jeune homme, qui passait un jour près de la Chapelle, s’avisa de se railler de ce que l’on disait de cet arbre (il s’agit de l’avelinier). Est-ce là, dit-il, ce noisetier, dont on n’ose pas cueillir les fruits ? Puis, poussant son cheval jusqu’à l’arbre, il voulut cueillir quelques noisettes ; mais à peine y eut-il porté la main, que son cheval expira sur le champ, et lui-même fut saisi de frénésie. Le père et la mère de ce jeune homme, désolés de ce qui venait d’arriver à leur fils, firent pour lui de grandes prières, et le Seigneur en ayant compassion lui rendit promptement la santé par l’intercession de Sainte Alène. »[1]

En ce qui concerne Saint Guidon, la légende est la suivante.

Nous sommes dans la seconde moitié du XIe siècle (42 ans après la mort du saint). Selon la tradition, un cheval heurta du sabot une pierre affleurant au sommet d’un tertre, quelque part sur le côté de la route de Mons, sur le territoire d’Anderlecht. Cette pierre s’avéra être un dolmen qu’on entoura d’une haie, faute de pouvoir le déplacer. Curieusement le cheval en mourut, de même que moururent dans la semaine les ouvriers chargés de déplacer la pierre et qui auraient manqué de respect au lieu. On reconnut alors le tombeau de Guidon et celui-ci opéra bientôt des miracles.


[1] Vie des Saints de Cambrai et d'Arras, par M. l'abbé Destombes, 1773 ; Acta Sanctorum, juin, t3.

 

Les commentaires sont fermés.