30/05/2010

Sainte Aline 20

Il ne fait aucun doute que les religieuses de l’Abbaye de Forest profitèrent longtemps de la légende de Sainte Alène pour attirer des pèlerins.

Certains auteurs modernes avancent même l’idée que Sainte Alène était peut-être une religieuse douée de talents médicaux particuliers. A sa mort, on aurait bâti une histoire édifiante en l'identifiant à une jeune fille vertueuse, puis, on l'aurait vieillie de quelques siècles. [1]  

Ce qui est certain est que les pèlerins venaient de loin pour prier sur sa tombe et  devinrent vite une source de revenus pour l’Abbaye.

 

On a aussi constaté des similitudes entre la vie d’Alène  de Dilbeek et celle de Dymphe de Geel (fin du VIe siècle). Cette jeune fille, convertie à la religion chrétienne, dut fuir les avances de son père païen et incestueux. Rattrapée par ses soldats, puis rejointe par lui, son père lui trancha la tête dans un accès de colère quand elle réitéra son refus de l’épouser. Un ange aurait recueilli la tête coupée, nous dit la légende, et l’aurait recollée sur le corps de la martyre.



[1] Gisèle Norro, Forest, petite chronique d’une abbaye, 1989

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